La coiffure dans la Rome antique

Historiquement fondée en 753 avant Jésus Christ, la Rome antique a connue trois phases : le Royaume, la République et l’Empire.

Durant le royaume, Rome est peu puissante, elle n’a pas encore conquis l’Italie et n’est pas le symbole de grandeur qu’elle deviendra par la suite. Ayant alors peu d’influence sur le monde occidentale, Rome n’est pas à la pointe de la mode et par conséquent les coiffures, des hommes comme des femmes ne sont pas très stylées. Cela continue durant une grande partie de la république romaine, même si Rome conquiert de multiples territoires, elle n’est pas encore la première puissance, il s’agit de la Grèce. A cette époque les hommes portent les cheveux longs et se laissent pousser la barbe, sans les soigner : ils n’ont pas encore de coiffeurs ou de barbiers. Les romaines portent des coiffures simples, et finalement assez proches de celles de leurs sœurs grecques : les cheveux sont séparés par une raie au milieu, et attachés sur la nuque par un nœud. Cependant, vers la fin de la république romaine (2ème siècle av-JC), Rome s’empare de la Grèce et devient alors la première puissance, elle s’approprie la culture grecque, ses dieux, son architecture, et… la mode !

Chez les hommes…

La culture grecque s’installe alors au sein de la république et ses barbiers aussi ! Le premier homme politique romain important à apparaître rasé est le général et consul Scipion l’Africain.

Buste en bronze de Scipion l’Africain
source : Wikipédia

La calvitie était mal vue par les Romains et considérée comme un signe d’infériorité physique et mentale. Caligula (à gauche), qui était chauve, utilisait des perruques, des couronnes de lauriers ou des diadèmes pour le dissimuler. Jules César (à droite), lui, avait une calvitie mais ne la cachait pas.

Sous le règne de l’empereur Hadrien (76) les cheveux longs coiffés en tresses sur la nuque ou en queues de cheval, ainsi que la barbe, reviennent à la mode. Mais la mode change vite, les cheveux courts refont leur apparition jusqu’en 161 date à laquelle Marc Aurèle devient empereur et relance le cheveu long et la barbe.

L’empereur Constantin (324) favorise le christianisme et étend la cité de Byzance, qui deviendra Constantinople. C’est à partir de ce moment là que l’empire commence à se diviser en deux : l’orient et l’occident. Constantin est toujours apparu avec le visage rasé, sans barbe, signe d’opposition avec les visages barbus des peuples barbares qui essayaient d’envahir l’empire.

Buste en bronze de Constantin (IVe)
source : Wikipédia

Chez les femmes…

Au début de l’Empire romain, après l’invasion de la Grèce, la mode est aux tresses, mais la morphologie du visage joue un rôle important: pour un visage allongé on préférera une raie au milieu avec les cheveux encadrant les joues, tandis que pour un visage rond, on optera pour un chignon sur le sommet de la tête.

Mais très vite la coiffure devient un marqueur social : les coupes les plus complexes et les plus sophistiquées indiquaient une haute classe sociale, alors que les plus naturelles étaient considérées comme un signe de pauvreté.

Pour se faire coiffer ou couper les cheveux, les femmes les plus pauvres se rendent chez le « tonsor » (coiffeur), tandis que les plus riches possèdent des serviteurs dénommés « orneurs », ou « ornatrices » qui étaient chargés de les coiffer.

Les modes :

Les femmes de l’aristocratie influencent et lancent les coiffures à la mode. Elles sont ensuite suivies par les femmes du peuple. Au cours des 500 ans qu’ont duré l’empire romain des milliers de modes capillaires se sont succédées, il serait impossible de les citer toutes mais voici les plus connues :

Sous le règne d’Auguste, le premier empereur romain, sa demi-sœur Octavie lance la « nodus frontal »: une frange volumineuse roulée vers l’arrière, le reste de la chevelure séparé par une raie centrale, sur les cotés les cheveux sont ondulés tandis que le reste forme des tresses qui se rejoignent en un chignon dans le bas de la nuque.

Buste en marbre d’Octavie
source : Wikipédia

La fille de l’empereur Titus (dynastie des flaviens (69-96)), Julia, lance la coiffure « en diadème » constituée de superpositions de boucles sur le haut de la tête, tandis que le reste des cheveux est noué en chignon sur la nuque.

Buste de Julia Titi
source : Wikipédia

Sous le règne des Antonins (96-192), les femmes mûres optent pour des nattes ondulées, qui contournent la nuque pour revenir sur le front.

Avec les Sévères, c’est le retour des boucles, elles sont cette fois ci à l’horizontale en partant d’une raie au milieu du crâne. L’impératrice Julia Domna, épouse de Septime Sévère portait cette coiffure.

Buste de Julia Domna
source : Wikipédia

Certaines coiffures restent néanmoins populaires tout au long de l’empire, plus simples, elles étaient portées par les femmes du peuple : la « tutulus », utilisé par les mères de famille, la « nodus » dans laquelle les cheveux étaient divisés en 3 parties qui formaient un tortillon sur le sommet de la tête, la « sine crine » qui consistait à séparer ses cheveux en 6 tresses fixées autour de la tête. Cette dernière était portée par les vestales et les femmes qui vont se marier. Celles-ci y ajoutaient une couronne de fleurs et recouvraient le tout du « flammeum » (voile jaune)

La coiffure de vénus, était elle aussi très populaire, notamment parce qu’il s’agit de la déesse de la beauté et de l’amour. Elle consistait en une chevelure ondulée maintenue par un bandeau. Les côtés tombants sont coiffés sur l’arrière en un chignon d’où s’échappe trois mèches.

Vénus de Milo
source : jaimelafrance

Accessoires et méthodes :

Pour faire friser leurs cheveux elles utilisaient un « calamistrum » (fer à friser), un tube cylindrique avec un autre plus petit à l’intérieur qu’elles chauffaient dans les cendres.
Elles portaient aussi des perruques, appelées « galerus » pour augmenter le volume. Celles-ci étaient faites de cheveux naturels, le blond obtenu des esclaves allemandes et nordiques, et le noir des indiennes.
Les teintures étaient obtenues à l’aide de divers mélanges : du henné avec des herbes pour les cheveux rougeâtres, des fleurs de safran pour les cheveux blonds, de sangsues et du vin rouge pour les cheveux noirs.
Les romaines se décoloraient aussi les cheveux. Pour cela elles utilisaient de l’eau de potassium, de l’eau oxygénée, ou de l’eau de Javel.

Finalement on a rien inventé. tout ce que l’on fait pour nos cheveux, elles le faisaient déjà il y a plus de 2 000 ans.

Sources :

http://dona-rodrigue.eklablog.com/la-coiffure-sous-la-rome-antique-a12552406

http://latogeetleglaive.blogspot.com/2012/05/les-romaines-et-la-coiffure.html

http://latogeetleglaive.blogspot.com/2012/05/les-romaines-et-la-coiffure.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_romain

Cet article est propulsé par des experts du prêt-à-porter capillaire et de la culture de la coiffe : www.coquetwigs.fr

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s